Soyez sans honte !
| Ihr trugt die Schande nicht Ihr wehrtet Euch Ihr gabt das große Ewig wache Zeichen der Umkehr Opfernd Euer heißes Leben Für Freiheit Recht und Ehre |
You did not bear the shame. You fought back. You gave the great, Forever tireless Sign of change, Sacrificing your glowing life For freedom, Justice, and honor. |
Edwin Redslob – Gedenkstätte Deutscher Widerstand
La honte n’est pas votre fardeau
Car vous avez résisté,
Et par ce don infini,
Réveillé à jamais
L’annonce du bouleversement ;
Sacrifiant votre vie rougeoillante
Pour la liberté,
La justice et l’honneur.
Essai personnel d’interprétation
13/05/2009 à 16:22
Daud, bravo ! ces quelques mots pèsent plus lourd qu’un long discours et comme ils sont justes !
Peu à ajouter sinon que ce sont ceux qui provoquent la honte qui devraient porter le fardeau…
13/05/2009 à 18:41
Merci, Pomme, ce texte figure sur le mémorial de la résistance allemande de Berlin érigé au Bendlerblock en 1953. J’ai trouvé la poésie de Edwin Redslob particulièrement adaptée au contexte politique français actuellement menaçant pour les libertés individuelles autant que pour les droits fondamentaux. Nombreux sont ceux qui ont manifesté leur réprobation, leur doute, leur mise en garde ; puissent-ils ne pas être en définitive les porteurs du fardeau de Cassandre. Encore merci pour ces paroles de soutien, elles me touchent.
15/05/2009 à 19:41
Daud, mais la honte ne vient-elle pas de : « que va dire l’autre ? » – du geste que je viens de poser. Je pense que si on est seul, la honte disparaît ?
15/05/2009 à 21:10
Très certainement, LoupDeVille, la honte surgit à l’idée d’un acte ou d’une parole contraire au jugement issue de la morale d’autrui. Ici mon propos, en se reposant sur des mots commémorant la résistance allemande à l’encontre du nazisme durant la deuxième guerre mondiale, veut montrer qu’il n’y a aucune raison d’avoir honte de la situation politique française ni de ses décisions iniques, pour ceux et celles qui, selon leurs moyens, ont lutté contre. Peut-être avons-nous besoin d’être cohérent et défendre nos idées de liberté, pour être en paix avec nous-même ?
17/05/2009 à 20:12
Daud, les pays et leurs citoyens devraient « se tenir » debout pour faire respecter leurs coutumes, leurs façons de vivre et leurs croyances ; ceux qui « immigrent » devraient les respecter et s’intégrer. S’ils ont quitté leur pays c’est qu’ils n’y étaient pas bien alors…. comme le dit le dicton: « EN BRETAGNE ON VIT COMME LES BRETONS » ; c’est un respect fondamental sinon repartez dans vos pays d’origine.
18/05/2009 à 04:20
Premièrement, pour être bien clair quant aux faits qui président à la rédaction de cette citation, il s’agit de la trop célèbre et liberticide loi Hadopi. Le terme est repris comme mot-clé, mais il est parfois nécessaire de bien cadrer les choses.
Deuxièmement, j’ignore quelles sont vos opinions politiques mais à lire votre dernier propos je suis partagé. Soit le contexte de votre pays et la menace d’acculturation ressentie en provenance d’un gouvernement fédéral anglophone à l’égard de sa province francophone, vous commande vos propos, soit vous vous êtes mépris quant à mes intentions. Ces propos ont des relents vifs du discours d’extrême-droite dont les portées racistes et intolérantes me répugnent. Je ne suis pas d’accord avec leur proclamation, ici ou ailleurs. Comprenez-moi bien, si je ne suis pas d’accord, cela signifie également que cela sera la dernière fois que de tels termes seront laissés à la publication.
Je n’ose pas imaginer que vous puissiez adhérer pleinement avec toutes les implications qui en découlent à ce que vous venez d’écrire. Dans un premier temps, je vous propose de prendre de la hauteur pour que vous vous accordiez le temps de la réflexion. Dans un second temps, j’ai besoin que vous précisiez le fond de vôtre pensée. Enfin, je vous invite à reconsidérer vos propos pour faire place à une réponse révoquant tout caractère raciste.
18/05/2009 à 21:07
J’ai fait un rêve…
L’homme se tenait sur le pas de la porte, le verre d’eau à la main, dévisageant celui qui le lui demandait. L’ombre silhouette ne laissait rien deviner de son appartenance, l’homme n’en avait rien à faire, l’importance était le verre d’eau, et peut-être le repos…si l’ombre le demandait.
L’accueil, dans ces basses vallées était inné, jamais une porte ne s’était fermée devant l’étranger, jamais le pain ne fût refusé, jamais la couche ne fût ingrate.
L’ombre était le 1 000….ème à passer par le village, depuis des décennies.
L’homme savait que des ombres étaient restées dans la ville…l’échange entre le travail et le gîte les avait préservées de l’errance, la richesse due au partage des connaissances avait fait prospérer le pays, la tradition se perpétuerait longtemps encore. L’homme était confiant… autrefois il avait été une ombre.
19/05/2009 à 07:27
Le récit du joli rêve que vous fîtes, chère Partance, a eu la grâce de m’offrir le sourire d’un rayon de soleil et la saveur d’un parfum de paix. Merci.
17/06/2009 à 21:10
Je pense, quant à moi, que la véritable honte s’installe et nous submerge une fois seul. Car, bien plus que le regard de l’autre, elle nous ramène à notre petitesse. Elle sait les replis de nos êtres, les fêlures et les coins sombres. Ces noirceurs ne peuvent se cacher à nous même et s’offrent toutes entières. Le regard d’un autre lointain est bien pâle et incertain à coté de ce jugement là !!!
Connaître et accepter l’autre avec ses différences, les comprendre et les respecter nous donnent une force et une richesse incroyable. C’est comme regarder le monde avec des centaines de paires d’yeux différentes. Imaginez un peu le beau kaléidoscope !!!!!
19/06/2009 à 11:17
chante Georges Moustaki ; il devait avoir trouvé en lui cette solitude qui rompt avec l’isolement et renoue avec le bonheur d’être ce que nous sommes, tout simplement, sans honte ni fierté. Je perçois mal le lien entre la solitude et la honte. S’agit-il de ce qui mène un être inexistant à exister au travers de sa haine pour l’autre ?
J’imagine ton joli kaléidoscope et je souris… Merci !
20/06/2009 à 18:14
C’est juste qu’avoir honte de soi est bien pire qu’avoir honte à cause du regard d’un autre. C’est tout.
Cet autre inexistant pour lui même ne peux ressentir cette honte solitaire et il la transforme en haine sur ce point je te rejoins.
22/06/2009 à 09:57
Je comprends mieux et abonde en ton sens.