Apogamique
Sœurs ou frères de la jument débridée,
si en finalité du don,
une transe utérine macabre s’accorde
à l’alchimie des dames lumières,
une valse rouge laboure pourtant le champs des maures
et prélude aux parades nuptiales
de la décadente doublure amoureuse.
Alors, l’aphronitre des échancrures raffermit
l’hypogastre dilaté aux scarifications esseulées.
À l’imploration des ciselures
pour un torve trialogue
où s’arriole la mer agitée,
l’infortunée s’enchaîne
aux grossières bravades
d’une conversation criminelle.
L’anolène fautive dont l’ascendance écime
l’obédience parallèle,
bézoard abandonné,
excluant les menstrues des captives émérites,
s’immole, disgraciée des caprices vaporeux.
Malgré la traîtrise d’un dessin d’enfant,
qu’émerveillent les absents,
en traits tristes à l’attrait du vermeil,
détruisant de l’adulte, l’illusion,
et du monde, les merveilles ;
elle s’effondre, telle la vieille, en jurons.
Qui l’effleure du mâle en son impasse corporelle,
et d’un cancer pardonne qu’au viole on scelle
la soif grenadine d’un saigneur aigri,
perd sa morgue dans un silence exquis.
Et le tambour se crève d’une éphelce,
puis, à sentir l’humiliation du doute,
le souffle des viles orgues,
asthme lugubre prêchant le glas,
brûle un clavier aux touches singulières.
Mais les allographes apodictiques,
cueillis dans l’attrition,
impriment les fascicules ;
suppliciant la vigne des âmes scurriles.
Délestant, à son corps défendant,
hors l’équipage des carapaces recuites,
leur amnistie résolue sur le fiel aduste,
transparente,
elle se pend ;
offusquant les agapètes d’apparat,
bienséant aux partisans opsigones,
comme l’onthophage aux excréments
des petits trônes.
02/04/2009 à 10:30
Bonjour Daud,
Première réaction:
L’idée de faire des liens me plaît!
C’est une idée à laquelle je pensais aussi!!
Très cordialement,
Versions Célestes
02/04/2009 à 11:11
Merci, Versions Célestes, ces liaisons sont autant d’ouvertures pour voyager dans le labyrinthe de mots, comme le reflet des chemins que la vie m’a elle aussi, bon gré mal gré, ouverts… A bientôt pour lire vos prochaines impressions.
06/04/2009 à 08:58
Bonjour,
Le première strophe est un chant qui remonte à la source de la nature humaine réfugiée dans ce temps où la corporalité dénudée, le sexe et les astres étaient conciliés dans un esprit de panthéisme.
Ce texte – me semble-t-il encore une fois – finit par une critique du clergé.
Je dois reconnaître que votre écriture m’est difficile. A vous lire, j’ai l’impression que mon vocabulaire est trop restreint.
Fraternellement.
Versions Célestes
06/04/2009 à 09:31
Bonjour, Versions Célestes ;
lire vos impressions est un plaisir chaque fois renouvelé. Si la critique particulière du clergé ressort, c’est que mon histoire personnelle, notamment mon chaotique parcours scolaire, reste marquée par ces ordres si éloignés de ce qui est humain ; si je ne le fais à dessein les blessures remontent d’une manière ou d’une autre.
L’écriture de ce texte participe du même principe que le précédent – Catagamique – et clos une première phase d’écriture ayant permis d’exhumer mes névroses au travers de mots anciens eux-mêmes exhumés de vieux livres, car mon vocabulaire n’a pas une telle étendue, loin s’en faut.
Je me voile derrière la nature absconses de champs lexicaux surannés comme une manière personnelle d’émancipation dont le chemin s’ouvre avec une sorte de pudeur habillée d’un « fatras de contradictions ». Excusez-moi d’être si peu claire…
Votre compréhension fraternelle que je sens sincère me touche vraiment,
A bientôt en toute fraternité,
Daud
07/04/2009 à 00:56
Ah les billets exutoires ! Non ne t’excuse point, c’est à cela qu’un blogue sert : à s’exprimer.
07/04/2009 à 07:12
Merci, LoupDeVille, il n’est pas vain de rappeler l’essence de ce lieux virtuel : l’expression de soi. Je m’excuse d’être flou dans certains textes car je vois bien leurs aspérités ; je suis l’homme préhistorique qui recherche l’outil parfait et passe de la pierre taillée à la pierre polie.
08/04/2009 à 17:38
Je pensais clore cet ensemble désordonné – Cryptogamique, Digamique, Exogamique, Endogamique, Agamique, Catagamique, Apogamique – ici, puis hier matin, voyant mille fleurs s’ouvrir aux frais rayons du mois d’Avril, je me suis lancé dans l’écriture d’un texte complémentaire. Je l’ai intitulé Anthogamique ; il viendra fermer le cortège, avant que je ne parte vers d’autres errances poétiques…
13/04/2009 à 22:38
Bienvenue, Anthogamique!
Cordialement,
Versions Célestes
14/04/2009 à 07:38
Merci, en espérant ne pas décevoir cette cordiale bienvenue anticipée, à bientôt.
Fraternellement,
Daud