Octante-neuvième révolue !
The Trap
The baited trap that does not kill
Makes life and freedom less than death.
Into the world I came—Oh, ill
It was, to bait the trap with breath.
Le piège
Trappe appâtée qui ne tue pas sa victime,
Mais lui rend la vie et la liberté moins douces que la mort….
Je suis venue au monde… Ah, quelle barbarie
D’avoir mis dans la trappe l’appât d’un souffle vivant…
Hortense Flexner et traduction de Marguerite Yourcenar
25/03/2009 à 01:19
C’est beau ça… cruellement beau.
25/03/2009 à 07:07
cruauté du vivant…magnifiquement exprimée. J’ai mal…
25/03/2009 à 17:01
Je vous rejoins toutes les deux dans cette impression cruelle. Le hasard a porté ma main sur un livre de la médiathèque, il y a de cela un mois environ, et j’y ai trouvé ces mots qui évoquent avec relativement de justesse la prisonnière de la vie incongrue qu’est devenue ma grand-mère.
Elle avait connu la pension dès l’âge de trois ans ; son père, nouvellement veuf, n’ayant pas su ou pas voulu accompagner son éducation au quotidien. Elle s’était bien jurée de ne plus jamais retourner en pension, en prison disait-elle ; mais par une étrange ironie du sort, elle finira sa vie enfermée dans un mouroir et dans son oubli de tout. Reste les autres, qui n’oublient pas.
Myosotis…
27/03/2009 à 07:19
Daud,
J’ai rajouté une suite à l’article “le rapt de notre santé…“
Souhaitez vous maintenir votre passage, dont je vous remercie, selon, je peux le déplacer, où l’effacer.
Bonne journée,
Partance.
Tendre myosotis…
27/03/2009 à 07:44
Chère Partance,
Je maintiens ma proposition de consulter l’article d’Anne Archet : Encore un mot de nos commanditaires, car j’ai besoin de pouvoir rire, même de ce qui n’est, a priori, pas amusant voire de ce qui est attristant.
Pour le reste, l’alternative proposée par les décideurs ou les commanditaires m’apparaît plus relever de l’intenable position entre la peste et le choléra que du choix cornélien. Le devoir de l’humanité ? En-a-t-elle seulement un ? Je dis souvent que nous sommes en mesure de préjuger du bien. Sur cette base il est évidemment du devoir collectif de remettre en question nos modes de vies gourmands en ressources de toutes sortes et de fait destructeur. Un point cependant sur lequel mon opinion diverge, je ne me considère pas comme un mouton, aussi sage soit-il.
Bien à vous et bonne journée également
Daud