Marraine dévisagée
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De la salle des mariages, au détour d’une coursive, apparaît l’aveugle Marianne qu’un mirage délasse, à la fortune non ex voto des vœux de l’ordre conservatoire.
Moins qu’une allégorie naufragée dans l’onde fangeuse d’une république au peuple outragé, elle est un leurre hypnotique suspendu à la croyance de ses béotiens emmurés.
Privé d’une juste vue, elle sombre, comme se noie son immanente devise autrefois scellée, dans le verbiage spécieux de ses ineptes princes et de leurs cours ridicules grouillant de cohortes brutales et meurtrières.
Que le buste avorton de la révolution inachevée veille sinistrement sur les débris des idées, défie le regard étranger qui s’alarme.
Soudain, des mots résonnent en lui comme un hymne fantôme exhortant au rêve :
Vivons ensemble l’anarchie
Le lourd espoir de Liberté ;
Montre en tous de la sympathie,
Contrecarre l’État désuet
Désempare son contrat policier.
L’Égalité en nous témoigne
D’unir la force de nos bras,
Qu’amène en marchant dans nos pas
La Fraternité qui nous empoigne
Libertaires de nos mains ! Vient la révolution !
Formons, l’union,
Que l’investiture cède à l’abdication. ¹Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L’étendard d’espoir est levé
L’étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos cœurs
L’amitié la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire ! Traverse les frontières !
Partons, partons,
Amis, solidaires, marchons vers la lumière. ²¹. Daud Avendauth ~ ². Graeme Allwright, Sylvie Dien
Puis, la réalité du cri guerrier des féroces soldats surgit à ses oreilles, ainsi le profane inconnu de la république comprend et s’en va ; laissant ses larmes en présent à la déesse violée.

23/01/2009 à 11:00
Toujours pas de commentaires ??
Je t’avais suggeré de t’enregistrer chantant tes paroles sur l’air de la Marseillaise, tu aurais eu plus de succès !
Et pour te faire plaisir, voici des paroles qui ne te sont pas étrangères…
23/01/2009 à 12:55
Très chère Olia,
Merci pour ta touchante attention ainsi que cette originale version de la Marseillaise.
Si je n’ai pas suivi ta juste suggestion, c’est que j’ai sans doute craint de me faire entendre ; estimant que si je l’avais fait j’aurais contre toute attente fait fuir les visiteurs. Car si je chante juste – on me l’a dit – et avec plaisir en chœur, je trouve ma voix médiocre. Ici donc, je préfère qu’on me lise.
Comme l’eau à la vie, sois toujours la bienvenue dans ces causeries de carnet, et qu’en cette sincère hospitalité tu puisses trouver une voix de vérité à défaut d’une chanson entonnée, … en attendant de nous retrouver.
Salutations passionnées !
25/01/2009 à 00:46
Daud,
Texte de liberté!
Chanson libre du fond de nous contre tout ce qui veut être imposition, répression.
Cordiales salutations.
Versions Célestes
26/01/2009 à 22:24
J’aime vous lire à défaut de vous entendre…mais je respecte votre choix. Belle version d’Olia en effet. Touchant votre échange!
27/01/2009 à 07:53
Texte de liberté! Oui, Versions Célestes, comme une réponse à l’arrogante orgueil d’une nation qui se revendique, aveugle, mère des droits humains pour les lumières et dont la devise s’évanouit dans l’ombre de sa décadence policière. Ce texte est un peu vanité de ma part… mais je ne désespère pas que les choses puissent changer positivement en faveur des libertés.
Perséphone, engouement réciproque, j’ai aussi le goût de vous lire, de lire vos mots qui rythment la tranquillité des moments de lectures.