Mÿn vlakke land
Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l’est, écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
Jacques Brel
Wanneer de Noordzee koppig breekt aan hoge duinen
En witte vlokken schuim uiteenslaan op de kruinen
Wanneer de norse vloed beukt aan het zwart basalt
En over dijk en duin de grijze nevel valt
Wanneer bij eb het strand woest is als een woestijn
En natte westenwinden gieren van venijn
Dan vecht mijn land, mijn vlakke land
Ernst van Altena
Lorsque la Mer du Nord s’obstine contre les hautes dunes
Qu’en blancs flocons l’écume, bute contre leurs cimes
Lorsqu’impassiblement la marée frappe le basalte noir
Que tombe le brouillard, grisaillant digues et dunes
Lorsqu’à marée basse, apparaît la plage vide comme un désert
Que de l’ouest sifflent, les vents humides et malsains
Alors mon pays, mon plat pays, lutte
Essai personnel d’interprétation de la version d’Ernst van Altena
09/10/2008 à 20:16
Bonsoir Daud.
Cette chanson est une de mes ‘madeleines de Proust’ : je me revois adolescent, longeant cette mer du Nord qui borde la Côte d’Opale, sur la plage que le vent et les embruns ont désertée, endroit et atmosphère propices à la réflexion… Ah ! Nostalgie, quand tu nous tiens !
Merci pour cette cure de jouvence.
09/10/2008 à 20:50
Je ne connais pas la mer du Nord, mais cette chanson m’a toujours empoigné. Il en sourd une mélancolie aussi pénétrante que le spleen de Baudelaire.
Bonne soirée, Daud!