L’île aux fleurs ~ Ilha das Flores
« La charge est d’autant plus forte qu’elle s’inscrit dans le normal, la vérité, la logique du monde, décrit avec cet humour qui est, comme chacun sait, la politesse du désespoir. Et la dénonciation est d’autant plus efficace que l’horreur n’est pas dite mais nous saute à la gorge »
Jacques Kermabon
28/06/2008 à 17:05
Mmm… Ce film me met mal à l’aise.
J’ai du mal à saisir l’intérêt du passage sur les juifs.
29/06/2008 à 07:10
Je comprends ton sentiment de malaise. J’ai moi aussi ressenti une sorte de nausée et passé le temps de l’émotion première suscitée, j’ai cherché à comprendre.
J’y ai vu une forme de libelle cinématographique à l’encontre des propagandes d’une manière générale et de la propagande capitaliste plus précisément. « Ceci n’est pas une fiction », « Dieu n’existe pas », « Se souvenir c’est vivre » autant de slogans qui annoncent et dénoncent les méthodes propagandistes.
C’est le « Dieu n’existe pas » du préambule qui me paraît sur ce point déterminant, car le message n’appartient pas au registre de l’endoctrinement capitaliste mais apparaît plus comme la conclusion de l’auteur sur l’analyse de sa propre vision du monde – l’imposture de la religion en filigrane.
Jorge Furtado accuse le Capitalisme, L’Impérialisme, l’Antisémitisme et tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, mène l’humanité vers l’absurdité du Totalitarisme. Son angoisse le conduit à s’interroger au travers d’un discours caricaturant la pédagogie (la propagande) pour aborder la liberté en agnostique : « la liberté est un mot que le rêve humain alimente : il n’existe personne qui l’explique et personne qui ne le comprenne ».
29/06/2008 à 19:26
Un mot pour caractériser ce film : troublant. Un bon film pour le style, le ton et ce, même si le passage sur les juifs peut susciter quelques réactions négatives compréhensibles.