XXVI. La réforme que j’estime le plus
“…” Proust est resté sans voix, sans mot.
Pour chaque pays quand elles ont eu lieu les réformes que j’estime le plus sont :
L’abolition de la peine de mort pour “faire obstacle au meurtre en place publique” comme disait Victor Hugo,
La dépénalisation de l’avortement. On peut réfléchir au propos de Florence Kennedy : “If men could get pregnant, abortion would be a sacrament.”
La dépénalisation de l’euthanasie ou “la suprême infirmière” comme chantait Léo Ferré.
22/06/2008 à 10:36
… toute réforme qui concerne l’être humain (abolition de l’esclavage, droit de vote aux femmes, reconnaissance de l’embryon en tant qu’être humain, l’autorisation pour la femme se faire ligaturer les trompes sans l’autorisation du conjoint, …)
Savoir que certains pensent “humanité” rassurent un tantinet.
22/06/2008 à 12:18
“reconnaissance de l’embryon en tant qu’être humain”
Je suis absolument contre.
C’est la porte ouverte à l’interdiction de l’IVG, qui est une liberté fondamentale.
22/06/2008 à 13:26
Antoine, tout est porte ouverte… tout. Je suis pour l’IVG, bien sûr.
Porter la vie en nous est une chose merveilleuse qui peut s’avérer une catastrophe aussi.
Tu sais bien que tout est matière à dérive si on veut.
Seulement voilà, une maman qui porte un “embryon”, qui le perd et à qui on explique qu’il ne s’agissait que d’une simple cellule, voire rien… elle n’en fera jamais le deuil.
C’est beau de porter la vie, c’est terrible de la perdre.
Et puis, la loi accorde simplement des droits à cet être à vivre, c’est dans ce sens que je l’approuve.
22/06/2008 à 14:58
Pomme,
Je continue à ne pas être d’accord.
Mais je voudrais te donner une réponse construite, ce que le format du commentaire ne permet pas vraiment. Aussi vais-je faire un billet à ce sujet sur mon propre blog. A suivre donc, mais peut-être pas aujourd’hui, car 1/ je n’ai pas trop le temps, et 2/ je voudrais y réfléchir un peu avant (réponse construite… )
22/06/2008 à 16:33
Antoine, je guette !
)
(ça me laisse le temps de préparer mes arguments !
22/06/2008 à 18:52
Pomme, Antoine,
Je m’autorise une dernière remarque : l’avortement m’apparaît comme un acte extrême, quelle qu’en soit la cause. J’imagine qu’il peut être ressenti douloureusement. Je le considère comme une lacune dans le domaine de l’éducation, de la prévention médicale ou de la protection civile. Il y a une souffrance à cette origine qui ne doit pas être aggravée par un dispositif juridique inique interdisant la pratique de l’avortement. L’expérience a montré que dans un tel contexte l’argent faisait la différence entre un acte médical et un acte de boucherie. Le droit à l’avortement associé à un dispositif médical socialement protégé doit donc être considéré comme un droit fondamental et aussi comme un droit opposable.
Le besoin de faire le deuil est légitime – combien de fois ai-je entendu cette histoire d’avortement spontané – mais ne doit pas, à mon sens, être opposable au droit fondamental à l’avortement.
A vous lire tous deux bientôt