Dans l’ombre des révoltés

Les grands rideaux s’abaissent sur l’immonde boutique ;
Fardant d’acier les stocks ; aux lourds regards obliques.
Dans un bal de forçats, des nettoyeurs s’agitent
Et sortent les ordures, sans peur d’une faillite.

Un père attend l’arrivée bénie des poubelles.
Une galeuse meurtrie fouille et son époux bêle
Contre les panurges dociles quittant la scène.
Le sarcophage vomit sa pitance obscène.

Les boutiquiers s’éloignant donc de leur bazar ;
Se transforment bientôt en pesants charognards,
Fondant furieusement sur les claquedents honteux,
Telles des Harpyes gloutonnes sur des restes miséreux.

A ces enfants au ventre creux ou aux yeux vides
Qui, au soir, tâtent la mangeaille liberticide ;
Et la nuit rêvent d’une révolution secrète.
La société de consommation, ça en jette !


Une réponse vers “Dans l’ombre des révoltés”

  1. [...] à son corps défendant, hors l’équipage des carapaces recuites, leur amnistie résolue sur le fiel aduste, transparente, elle se pend ; [...]

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