Bibliodendron Lexifolia
L’arbre essuya la tempête
Avec bravoure ;
De ses feuilles, pourtant,
Il ne restait plus que les lignes.
Tous ses mots étaient tombés.
A terre il y avait des phrases ; disloquées.
A terre il y avait des mots ; éparpillés.
A terre il y avait des lettres ; mélangées.
Plus de livre,
Plus de page,
Plus de chapitre,
Plus de paragraphe,
L’arbre de la connaissance,
Science universelle, unique
Du cœur de la forêt,
Avait perdu tout son savoir.
Le savoir, hier d’une hauteur
Inaccessible
Est tombé en désordre.
Le savoir aujourd’hui accessible,
Est devenu incompréhensible.
18/05/2008 à 19:04
Superbe poême !
Suis-je arrivée, par hasard chez mon lecteur et commentateur si agréable ?
Si, c’est le cas, je dis : joli début !
18/05/2008 à 19:29
Lui-même. Merci pour votre visite. Je ne sais pas encore trop où je vais mais au moins je débute. Alors j’exhume quelques anciennes compositions…
@+
18/05/2008 à 21:16
Exhumez donc, c’est trés bien parti ! Ravie de pouvoir moi aussi, vous rendre visite.
02/04/2009 à 02:25
[...] les allographes apodictiques, cueillis dans l’attrition, impriment les fascicules ; suppliciant la vigne des âmes [...]